Le circuit Chateaubriand

23 km à vélo pour découvrir les richesses du bocage de Combourg, Haute-Bretagne Ille et Vilaine

En empruntant le circuit de vélo-promenade n° 3 proposé par l’office de tourisme, vous serez charmés par le patrimoine bâti qui se révèlera au détour d’un chemin.

LE CHATEAU DE COMBOURG (13e-15e s.)

Au début du 11e s. Ginguené, archevêque de Dol, fait bâtir à l’emplacement du château actuel, le premier château de Combourg dans le but de fortifier la moitié occidentale de son domaine. Il y établit son frère Rivallon, chargé de la protection des terres et des vassaux de l’église de Dol.

La seigneurie passe dans les mains de grandes familles jusqu’à ce que René-Auguste de Chateaubriand, père de l’illustre écrivain, l’achète grâce à la fortune acquise dans l’armement à St-Malo.

Malgré une  construction par étapes, l’ensemble est parfaitement homogène et les belles lignes de machicoulis « bretons » (à consoles en forme de triangles renversés) témoignent d’une  préoccupation esthétique :

    • 13e s : le donjon ou  Tour du Maure  est édifié ; c’est la partie la plus ancienne du monument actuel
    • 14e s : la Tour du Chat et la Tour Sybil sont construites et reliées au donjon du 13e s
    • 15e s : la Tour du Croisé et le corps de logis viennent compléter la forteresse

LANRIGAN

L’église Saint-Martin

Cette église fut reconstruite en 1902 par Arthur Regnault sur la base des murs romans de l’ancienne église du 11e s. Seule une baie ayant les caractéristiques des premières églises armoricaines (grille et pierre gravée d’une croix) subsiste de l’ancienne construction.

De nombreuses dalles funéraires constituent une partie du sol de l’église ; cette position privilégiée auprès de l’autel assurait aux plus nantis le salut de leur âme alors que les autres paroissiens étaient enterrés dans le cimetière attenant.

Le château (Ne se visite pas, exceptés les extérieurs en juillet et août)

Cette maison seigneuriale, gracieuse et élégante, est construite sur un schéma gothique traditionnel « salle et chambre », habituel du 14e à la fin du 16e s. Les meurtrières de la tourelle suggèrent une construction de la fin du 15e s.

Cette belle demeure est remarquable par la qualité de son décor sculpté qui préfigure la richesse de l’architecture Renaissance de la vallée de la Loire. Le château est en fait le témoin de l’exceptionnelle précocité des chantiers architecturaux bretons des années 1500.

La croix du Vivier (17e s.)

Après l’abandon d’un cimetière spécial ouvert de 1630 à 1638 pour l’inhumation d’une centaine d’enfants victimes de la peste, la croix est érigée à l’endroit où elle se trouve actuellement, dans le pré face au château.

Egalement appelée « croix des Innocents » elle porte, gravée en relief, la silhouette de l’Enfant Jésus crucifié, ce qui rappelle le lieu de son implantation d’origine.

La chapelle de Land'Huan (18e s.)

Au 11e s., les moines de l’abbaye de Dol installent à cet endroit un enclos monial, y font pousser vigne et céréales, y construisent un oratoire, la chapelle consacrée à Marie puis, au 12e s., un petit village, qui disparaîtra à la fin du 14e s.

DINGE

Village fleuri, Dingé est fier de son patrimoine de pierre constitué de vieilles maisons de granit, mais aussi d’un patrimoine naturel remarquable : La Rigole du Boulet, appelée aussi « l’écoulement ». Longue de 17 km, elle fut creusée par la main de l’homme afin d’alimenter en eau, depuis l’étang du Boulet, le canal d’Ille et Rance.

Bougetin

Dans la prairie à l’entrée de la propriété (privée ; ne pas s’y aventurer), on peut voir un mégalithe qui date de 2500 ans avant J.C. Il est barré d’une entaille que la légende attribue à la sangle dont s’est servi le diable pour le porter et surmonté d’une croix du 9e siècle (époque de Charlemagne) en granit, dont les deux faces sont grossièrement gravées en relief. 

LE MANOIR DE TREMAUDAN (1630)

Ce manoir, qui ne se visite pas, est le plus attachant du Combournais et présente tous les attributs d’un domaine seigneurial d’ancien régime :

    • La cour fermée
    • Le colombier
    • La chapelle
    • L’étang
    • La grenouillère
    • Le four à pain

Le maître logis (17e s.)

Cette grande bâtisse Louis XIII n’a jamais été achevée, comme l’attestent les pierres d’attente du mur de gauche ; sans doute un pavillon semblable à celui existant devait-il compléter la symétrie de l’ensemble du logis, inspirée des modes architecturales françaises du début du 17e s.

L’ombre de la belle dame de Trémaudan, qui souleva les premiers émois sensuels de Chateaubriand, semble encore l’habiter. « Nous étions plus particulièrement liés avec la famille Trémaudan, composée du mari, de la femme extrêmement belle, d’une sœur naturelle et de plusieurs enfants. Cette famille habitait une métairie, qui n’attestait sa noblesse que par un colombier … » Mémoires d’outre Tombe.

Le pigeonnier (16e-17e s.)

Sous l’Ancien Régime, le droit de posséder un tel édifice demeure l’apanage des seigneurs. Il compte 14 rangs de 40 niches, soit la possibilité d’accueillir environ 600 couples de pigeons.

La chapelle (1639)

Deux messes par semaine y étaient assurées. La cloche armoriée, datée de 1620, est antérieure à cette fondation.

Pour plus d’images, voir notre page facebook

Camping Municipal du Vieux Chatel - Avenue de Waldmünchen 35270 Combourg - Email : campingcombourg@gmail.com - Tél : 02.99.73.07.03
Camping Municipal du Vieux Châtel - Camping Combourg, Camping Saint Malo, Camping Mont Saint Michel - Location de mobil-home - Emplacement caravane, camping car, tente