Visite de Combourg, Haute-Bretagne Ille et Vilaine

Circuit de visite du patrimoine de la ville, disponible à l’Office de tourisme

Place Albert Parent

Autrefois bordée de maisons à colombage, la pittoresque place Albert Parent témoigne de la prospérité du comté de Combourg, une des plus importantes châtellenies des Marches de Haute-Bretagne.

Malgré les aménagements effectués au XIXème siècle, qui provoquent la disparition des halles et du four seigneurial, l’ensemble composé de sobres demeures construites de la Rennaissance jusqu’au début du XXème siècle présente une étonnante harmonie urbaine. Si aucune façade n’est construite à l’identique, l’agencement de la place obéit à une thématique rigoureuse : d’élégantes toitures à pans coupés couronnent d’étroits pignons sur rue en granit à un ou deux étages.

On remarque successivement : au n°8, une belle maison, avec son linteau décoré en accolade, ses appuis de fenêtre et son seuil de porte sculptés; au n°10 une maison datée de 1610, les n°  6, 12 et 14.

Maison de la Lanterne

Depuis les années 1970, une des plus belles maisons de la ville, « la Maison de la Lanterne » (I.S.M.H), abrite l’Office de Tourisme. Cet ancien hôtel particulier fut bâti en 1597 (sous Henri IV) par Perrine Jonché, qui appartenait à une riche famille d’armateurs malouins.

Servant de guet et d’éclairage public par la volonté du seigneur de Combourg, cette robuste bâtisse en granit est flanquée d’une grosse tour percée de meurtrières. Sur le linteau de la façade, on peut lire les noms de propriétaires successifs.

Maison de la lanterne à Combourg

Rue de la Barrière

Autrefois appelé «rue de la Goutte d’Or », on imagine aisément cette ruelle en véritable coupe-gorge à une époque où l’éclairage public n’existe pas.

Un dispositif de guet confirme cette hypothèse: il s’agit de l’échauguette de pierre en encorbellement, percée de nombreuses meurtrières orientées dans toutes les directions afin de lui conférer une plus grande efficacité.

Rue des Princes

Un peu plus haut que le croisement avec la rue de la Barrière, une imposante demeure du XVIème siècle est l’ancienne capitainerie du château et fait à présent office de conciergerie.

A l’angle de la rue de la Barrière (n°8), une enseigne « Brocante. Tambour de ville » rappelle que jusqu’aux années 1950, les informations officielles étaient communiquées à la population de vive voix à l’aide d’un « tambour », allant de la gare à la place Chateaubriand.

Le métier dut cesser quand la circulation devint trop dense.

Relais des Princes

Bel exemple de l’architecture ancienne de Combourg, cette maison du XVIème siècle, judicieusement placée au pied du château fut relais de poste et auberge. Mais elle devient célèbre quand le marquis de Coulanges, bon viveur et cousin de Mme de Sévigné, l’adopte comme rendez-vous de chasse. Le pan de bois avec remplissage de terre mélangé à de la paille, offre un coût très économique. De plus la durée de vie d’un bâtiment de bois bien entretenu est équivalente à celle d’une construction de pierre et les qualités thermiques lui sont supérieures.

Rue Chateaubriand

C’est une rue commerçante qui s’appelait jadis rue de la Beurrerie. Son ancienne dénomination, évoque l’importance économique du combournais sous l’ancien régime. Si l’essentiel des activités est agricole, l’artisanat et le négoce y sont bien représentés. En témoigne le grand marché hebdomadaire du lundi qui existe toujours (presque un millénaire !) auquel s’ajoutent jusqu’à neuf grandes foires annuelles.

Au n°5 ; une élégante demeure sur porche du XVIème siècle dite « des Templiers » rappelle qu’à l’époque médiévale les moines-soldats possèdent à Combourg un vaste fief. Sa cour intérieure présente un bel exemple du tissu bâti du Combourg d’autrefois. En 1928, lors de travaux, on mit à jour un trésor monétaire du règne de Louis XII (1498-1515).

Place Chateaubriand

S’il ne subsiste plus rien de l’ancien castel primitif du XIe siècle édifié afin de protéger l’ancien évêché de Dol, l’actuelle forteresse (classée M.H.) présente une belle  homogénéité malgré les différentes étapes de son édification du XIIIe au XVe siècle.

F. R. de Chateaubriand fut très impressionné par « le château entier qui avait la figure d’un char à quatre roues ». C’est en 1876 que le domaine, toujours propriété de la famille du célèbre écrivain, subit d’ambitieuses restaurations. De cette époque date l’aménagement du parc sur plus de 22 /25 ha que l’on doit au célèbre paysagiste Denis Bühler et que n’aurait pas désavoué l’auteur des « Mémoires d’outre tombe » .

Au centre de la place, trône la statue de François René de Chateaubriand (1768 –1848).  Oeuvre du sculpteur Alphonse Terroir, elle fut inaugurée en 1930 et nous rappelle que  le plus illustre des écrivains romantiques du XIXe siècle passa une partie de son enfance à Combourg.

Statue de F.R. de Chateaubriand à Combourg

Maison du Pendu

Au n°2, une cour dévoile aux esprits curieux les richesses qu’offre une visite attentive de l’ancien Combourg. Cet ensemble pittoresque aurait servi de cantonnement aux officiers de la garnison du château. Un petit hôtel particulier du XVIème siècle, bâti sur trompe, aurait été le théâtre d’une querelle fratricide. Ne supportant plus le remords d’avoir tué son ami et beau- frère pour les yeux d’une belle, le survivant se pendit au-dessus de la porte de la dame.

Rue des Champs

Au sortir de la rue de la Butte, la rue des Champs nous fait réaliser à quel point la petite cité d’autrefois vivait repliée sur elle- même à l’abri de ses maisons formant comme une enceinte (à défaut de muraille). Entre deux maisons, d’étroits espaces vides ou « coupe-feu » étaient censés éviter une propagation des incendies d’une habitation à une autre. Peu efficaces, ils posèrent sous l’Ancien Régime de graves problèmes d’hygiène publique. Un charmant enchevêtrement de cours, de tour et d’appentis forment « un bel ensemble à l’antique » selon l’expression de Chateaubriand.

L’église

L’église actuelle dédiée à Notre-Dame est édifiée à l’emplacement d’un ancien sanctuaire par les architectes Charles Langlois et Arthur Régnault, un des grands noms de l’architecture religieuse en Ille et Vilaine. L’édifice de style néo- gothique est consacré en 1887. Les vitraux proviennent de l’atelier Claudius. L’imposant maître-autel (1897) souligne l’intérêt particulier que porte Arthur Régnault au mobilier qu’il conçoit comme un prolongement de l’architecture et ceci bien avant ses confrères.

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