Le Château de Combourg

Histoire de la forteresse médiévale de Combourg, Haute-Bretagne Ille-et-Vilaine

Construit entre le 12e et le 15e siècles sur une butte dominant le lac tranquille, ainsi dénommé par l’illustre écrivain François-René de Chateaubriand, le château fort, classé aux Monuments historiques, remplace le premier donjon (dont il ne reste rien), construit par Ginguené en 1016 et confié à son frère Rivallon dans le but de protéger son évêché de Dol.

Marc Déceneux, regretté historien de Combourg, nous le décrit ainsi :

« Le château se compose de quatre bâtiments munis de créneaux, de mâchicoulis et de toits coniques. Les quatre angles sont flanqués de tours :

  • La tour du Maure ou More (anciennement appelée tour de l’horloge) date du 13ème siècle, elle possède encore un long escalier et supporte, comme par le passé, une cloche.
  • La tour Sybil ou Sybille ( anciennement appelé tour Madame) date du 14ème siècle et porte le nom de l’épouse du croisé Geoffroy IV de Chateaubriand, qui prit part à la 7ème croisade avec Saint Louis et qui se distingua à la bataille de Massoura, le 2 février 1250. Laissé pour mort, il n’était que prisonnier. Sybille tomba morte de joie lorsqu’il revint….
  • La tour du Chat (anciennement appelé tour du Garde-Meuble) date du 14ème siècle et abritait  la chambre de Chateaubriand, qui appelait le château « le char à quatre roues ».
  • La tour du croisé (anciennement appelée tour de M. le Marquis ou tour du Gaugray) a été bâtie par Geoffroy de Châteaugiron au 15ème siècle. »

Les quatre tours du château de Combourg

 

Une transmission ininterrompue par mariage ou héritage

Depuis sa création, la seigneurie de Combourg s’était transmise sans interruption par mariage ou héritage. Mais en 1761, Emmanuel de Durfort-Duras, criblé de dettes contractées pour le service du roi, vendit son château et la seigneurie à René-Auguste de Chateaubriand, alors armateur enrichi par le commerce des Iles et « la course », qui couronnait ainsi son existence d’aventurier. Son fils puîné, François-René, découvrit Combourg en 1776, à l’âge de 8 ans. Y passant les vacances jusqu’en 1784, il y vécut ensuite deux années décisives qui devaient le marquer de façon profonde et inspirer son œuvre.

C'est le fils aîné de René-Auguste, Jean-Baptiste, magistrat au Parlement de Paris et époux d'Aline Le Peletier de Rosanbo, petite-fille de Malesherbes, qui hérite du château.

Le 22 avril 1794, Jean-Baptiste, son épouse et son beau-père Malesherbes sont guillotinés ; le domaine est confisqué, le château pillé puis restitué en 1796 à la famille. La demeure restera dans ce triste état pendant quatre-vingts ans.

La comtesse de Durfort, née Sybille de Chateaubriand, le transmettra à son petit-neveu Geoffroy, comte de la Tour du Pin Verclause, dans la famille duquel il est toujours.

Deux campagnes de travaux (1866 et 1878) furent confiées par Geoffroy de Chateaubriand à Ernest Thrile, élève de Viollet-le-Duc, qui réaménagea la demeure féodale dans le style néo-gothique en vogue à l’époque et fit redessiner le parc par les frères Denis et Eugène Bühler.

Durant la première guerre mondiale, le château fut momentanément transformé en hôpital militaire.

Un château hanté ?

L'écrivain François-René de Chateaubriand parlait dans ses mémoires des fantômes qui  hanteraient le château de Combourg.

Selon lui, les habitants du lieu racontaient « qu'un certain comte de Combourg à jambe de bois mort depuis trois siècles, revenait à certaines époques ».

Il s’agirait d’un des seigneurs de Combourg, Malo-Auguste de Coëtquen, qui y serait mort en 1727 dans son lit. Ayant perdu sa jambe droite à la bataille de Malplaquet en 1709, il portait une jambe de bois ; il hanterait depuis les escaliers du château et serait parfois accompagné d’un chat noir dont on pourrait entendre les miaulements près de la « Tour du Chat » où Chateaubriand avait sa chambre.

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